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Je ne peins même plus par choix. Depuis plus de six moix, je ne suis pas sorti taguer une fois sans être vraiment arraché. Au grand damne de ma santé, je n’arrive plus a taguer sobre. Le schéma s’est établi et reste le même, une fête, beaucoup d’alcool, la phase d’euphorie et la sortie. Malheureusement, vu l’état, la qualité de certains tags me semble incertaine, heureusement les automatismes restent et assurent une qualité minimale.
Déjà en primaire à l’école, combiner réussite avec transgression des règles était mon optique et ce qui me fascinait. Ou comment faire chier avec un certain passe-droit. Aujourd’hui, je suis persuadé que cette vision mène ma vie. La douce innocence de ceux qui réussissent et s’en contentent manque cruellement de piquant. En revanche, ceci implique une « double vie » pas toujours confortable, mais je sais que c’est ce qui m’amène à en faire plus que les autres, tout en sachant que ça implique un rythme de vie qui pourrait éventuellement me la rétrécir.
Tout ça pour expliquer que ce matin je me réveille dans la 77ème dimenson, dans une chambre digne d’une rue a Bagdad et avec pas mal de violet sur la face car hier j’ai une fois de plus décidé de ne pas me fixer de limites, et je le méritais bien, je fêtais la trouvaille de mon nouveau travail dans une super agence. Normal.
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